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En ce moment, une question revient assez souvent puisque de plus en plus de monde s’intéresse au phénomène: Le retrogaming c’est quoi?

De nombreuses définitions se retrouvent sur internet, mais le retrogaming semble rester une notion vague, assez méconnue finalement, étant donné l’engouement qu’il suscite sur internet, dans les médias et même chez le grand public. Je ne prétends pas du tout vouloir imposer ma définition, mais simplement exprimer ma vision en tant que véritable nostalgique d’une qualité qui ne se fait plus en matière de jeux video.

Avant de toute chose, il convient d’analyser le terme retrogaming.

Retrogaming est un anglicisme composé de deux mots:

Retro
Gaming
Le terme retro définit ce qui rappelle un passé assez proche (selon mediadico.)

Vous trouverez d’autres définitions, mais celle-ci est celle qui me semble la plus pertinente, en tous cas dans le cadre du retrogaming.

D’ailleurs, si vous tapez « définition retro » dans Google, le deuxième résultat proposé est la définition de retroviseur, or un retroviseur permet de voir une voiture derrière, mais proche.

Le terme gaming (jouer) est l’action du terme anglais game (jeux)

Le Retro-Gaming serait donc si l’on s’en tient à la traduction mot-à-mot: l’action de jouer aux jeux du passé.

Je pense que cette définition conviendrait parfaitement à Larousse s’ils devaient ajouter le terme retrogaming à leur dictionnaire.

En revanche, la définition ne conviendra pas à celui qui cherche la Vérité avec un « V » Majuscule (par exemple Fox Mulder ne se contentera pas de cette définition…) Cette définition ne conviendra pas non plus au jeune gamer de la nouvelle génération qui cherche à se renseigner sur la question (il y en a de plus en plus, nous le constatons quotidiennement sur France Retrogaming.) Cette définition ne conviendra pas non plus au sociologue, au journaliste ou à celui qui s’intéresse de près, à ce que peut être le retogaming.

I. Faisons une petit « tour » des définitions les plus pertinentes, retrouvées sur le web.

A.La définition proposée par Wikipédia.

Il y a bien sûr en premier lieu, la définition fournie par Wikipedia (qui est d’ailleurs le premier résultat pour le mot clé « retrogaming » fournit par Google.fr, juste au dessus de France Retrogaming.

Wikipedia définit le retrogaming comme « le fait de jouer et collectionner des jeux vidéo anciens ». Sont définis par « jeux vidéo anciens » les jeux sortis sur les quatre premières générations de consoles, soit la période des années 1970 à 1980.

Le retrogaming (selon la définition de Wikipedia toujours) aurait pris naissance avec les rééditions de jeux (la première fût celle de Pacman, avec Pac-mania sorti en 1987, mais personnellement je trouve que c’est un peu tôt pour parler de retrogaming)

C’est bien le problème avec la définition que propose Wikipédia. Ils restent trop « terre à terre » et essayent de donner une définition trop formelle alors que le retrogaming est plus une notion qu’un concept.

B. Le manifeste du Oldies de NesPas.
Très bien rédigé, sur le ton de l’humour, le manifeste du oldies définit le retrogaming en énumérant les habitudes du retrogamer.

En tant que retrogamer, on s’y retrouve forcément sur quelques points:

En ce qui me concerne voici les articles du manifeste du oldies dans lesquels je me retrouve:

Être Oldies, c’est aimer les pixels.

Sous le lit d’un Oldies traîne un vieux clavier Bontempi miteux,
A coté d’une boite à chaussure remplie de cassettes de jeux Amstrad.

Et mettre comme sonnerie sur son portable la musique de « Zelda ».
Un Oldies aime les pads « à l’ancienne », avec leur croix directionnelle en forme de « + »

C’est trouver inutile qu’une manette vibre quand on se prend un gnon.
Il adore le stupide mécanisme de chargement des jeux Nes.

Être Oldies, c’est configurer Windows en 16 couleurs avec une résolution 640×480

C’est écouter le thème de « Tetris » en Dolby Digital 5.1 sur sa sono Bang & Olufsen.

C’est vouloir appeler son fils Link et sa fille Daisy.

Un véritable Oldies joue à « Batman Returns » sur Game Gear
Juste pour le plaisir de planer et se balancer avec le grappin.


Voici les différents points du manifeste du oldies qui me caractérisent en tant que retrogamer.

Alors évidemment, vous me direz que ça n’est pas une définition du retrogaming, mais je pense que ce texte mérite d’être mentionné, car il présente de façon ironiquement amplifiée, non pas ce qu’est le retrogaming, mais ce qu’est un retrogameur selon un retrogameur (merci Ghost_Rider pour ce manifeste.)

Toutefois, bien que ce texte apporte une pierre à l’édifice de l’explication de ce qu’est le retrogaming,nous ne nous en contenterons pas.

C.Le retrogaming, qu’est-ce que c’est? (par GrosPixel)

GrosPixel a fait un superbe travail pour définir ce qu’est le retrogaming. Ils sont surtout partis du principe que le retrogaming n’est pas un terme que l’on peut définir en quelques lignes…

Les Anglo-Saxons ont le chic pour résumer tout un univers en une expression générique. Cette capacité de synthèse appliquée au langage est fascinante, et rend les anglicismes bien difficiles à éviter. L’expression « retro-gaming », afin qu’on puisse l’utiliser librement, mérite qu’on en explore toute la signification, car elle ne désigne pas un simple violon d’ingre, mais une approche très particulière des jeux vidéo.


GrosPixel lie le retrogaming aà internet, ainsi qu’à l’émulation:

Le retro-gaming consiste à la base à se passionner pour les jeux vidéo anciens, considérés comme rétro (nous verrons plus loin quelles sont les limites de ce terme). Notons tout d’abord que l’Internet a toujours joué un rôle décisif dans le phénomène retro-gaming, en tant qu’outil de communication mais aussi pour se transmettre une partie de la matière première, à savoir les jeux anciens, grâce à l’émulation. Nous ne reviendrons pas sur ce qu’est l’émulation (voir le lexique si vous ne savez pas vraiment ce que c’est), mais il faut savoir qu’elle trouve toute sa légitimité dans le cadre du retro-gaming.


Partant de ce constat, GrosPixel donne la parole aux membres de son forum sur la question.

C’est ainsi que 16 intervenants vont chacun donner leur opinion de ce qu’est le retrogaming en prenant en compte différents aspects de ce que peut être le retrogameur.

A savoir:

1.Le passéiste

Le passéiste « a la conviction profonde qu’en matière de jeu vidéo tout était mieux avant« .

2.Le collectionneur

Le collectionneur passe la majeure partie du temps consacrée à sa passion dans les brocantes ou sur les sites d’enchères à la recherche et à l’accumulation d’anciens jeux.

3.L’historien

Il est désormais admis que les jeux vidéo ont une Histoire et constituent au delà d’un commerce, un phénomène culturel. Aujourd’hui de nombreux sites reprennent l’Histoire des jeux vidéo, et certains retrogameurs sont plus des conservateurs du patrimoine videoludique que des collectionneurs (mo5.com)

4.Le jeune retrogameur

Il existe des joueurs qui pratiquent assidument des jeux sortis bien avant qu’ils aient pu être en âge d’y jouer. L’acuité de leur analyse des titres en question est souvent étonnante, car dénuée de toute nostalgie.

5.Le profiteur

Le retrogaming faisant de plus en plus d’adeptes, on rencontre de plus en plus de personnes qui essaient de tirer un profit de cet engouement.

6.Le bricoleur

Pratiquer le retro-gaming (…) c’est passer son temps à utiliser du matériel datant de plusieurs années

7.Le développeur

En général, il oeuvre dans le domaine de l’émulation.

La définition, ou plutôt le dossier proposé par GrosPixels est très intéressant car il nous apprend beaucoup sur les différents aspects du retrogaming.

D. La définition de Chloé Woitier, journaliste pigiste pour Le Monde.

Au sens large, le retrogaming est le fait de jouer à des jeux vidéo antérieurs à la génération actuelle de consoles ou d’ordinateurs. Une autre définition, plus restrictive, limite ces jeux aux consoles ou ordinateurs qui ne sont plus disponibles sur le marché. Le retrogaming irait donc des tout premiers jeux vidéo à la console Dreamcast de Sega (fin de production en 2001).


La définition de Chloé Woitier est très journalistique, elle définit très simplement le terme « rétrogaming » et d’une façon assez arrêtée, même si légèrement nuancée. Définition intéressante à souligner dans le cadre de l’analyse du terme rétrogaming pour le grand public, car nous ne serons jamais plus lus que Le Monde… enfin je l’espère pour les Français !

E. La définition de Usebu du forum Pixels-Pirates.

J’aimerai reprendre un paragraphe de Usebu qui s’essaye à définir le retrogaming :

Le retrogaming, c’est le plaisir du jeu avant tout ! Ainsi, un jeu comme Crazy Taxi est terriblement retro aux yeux d’usebu. Maniabilité aux petits oignons, réalisation technique très soignée, usebu rentre dans le jeu immédiatement et y revient très régulièrement, à l’image d’un Metal Slug, d’un Street Fighter 2 ou d’un Mario Bros. Pour usebu, c’est ça le retrogaming ! Avoir envie de rejouer à un jeu qu’il ait 5 ou 30 ans, qu’importe le flacon, pourvu qu’il y ait l’ivresse. (…) Le retrogaming, c’est aussi la collection et l’apprentissage d’une culture montrée du doigt comme infantile.


II. Le Retrogaming selon moi.

Selon moi, le retrogaming, c’est avant tout le fait de jouer à certains jeux par nostalgie. C’est jouer à des jeux que l’on a déjà fini, uniquement pour le plaisir. C’est jouer à des jeux que l’on a aimé, de la même manière qu’on aime regarder un film qu’on a déjà vu mais qu’on a envie de revoir. Le retrogaming c’est ça.

Voilà MA définition du retrogaming. Ensuite, il en découle bien d’autres aspects comme on a pu le voir dans les différentes définitions qui parsèment le web. Si je devais retenir un autre aspect du retrogaming pour le faire entrer dans sa définition, je choisirai l’aspect de l’accumulation, ou de la collection. Le retrogaming serait alors aussi au delà du plaisir de jouer, l’amour du jeu en tant qu’objet, et le bonheur ou plutôt le fait de combler un manque affectif par la possession de certains titres aujourd’hui devenus difficiles à trouver alors qu’on a le souvenir d’en voir plein les rayons des grandes surfaces.

Le retrogaming c’est ça: c’est avant tout une nostalgie qui s’exprime par le jeu et la possession des jeux vidéo qui ont bercé notre enfance.

Ensuite évidemment on peut aborder beaucoup d’autres aspects pour définir cette notion. Des aspects tels que la préservation du patrimoine vidéoludique, tels que la découverte par les nouvelles générations des premiers jeux video à l’origine de l’énorme industrie telle qu’on la connaît aujourd’hui, des aspects tels que l’émulation ou encore simplement du business qui existe aujourd’hui autour des jeux video de collection.

Mais ça n’est que mon apréhension du retrogaming. Et pour ne pas nous limiter à ma définition et à celles qui existent déjà sur le net, j’ai demandé aux membres de France Retrogaming de définir le retrogaming, sans donner aucune directive sur le sujet, et sans même faire part de ma pensée, j’ai seulement voulu laisser la parole à des personnes tout aussi passionnées que moi, et nous allons voir ce qui en ressort dans la troisième partie de ce dossier.

III. Le Retrogaming selon la communauté des membres de France Retrogaming.

Lorsque j’ai demandé aux membres de France Retrogaming de définir ce qu’est le Retrogaming, la problématique a tout de suite été reformulé de la manière suivante: qu’est-ce qu’un jeu rétro?

A. Un jeu rétro est-il un jeu en 2D?

La frontière entre le retrogaming et les jeux dits next-gen serait-elle marquée par le passage de la 2Dà la 3D?

C’est une approche intéressante qui a été soulevé par plusieurs membres sur le sujet de discussion dédié. Cela signifierait donc que le Retrogaming concernerait les jeux sortis antérieurement à la Nintendo 64 et à la Playstation. Mais ces deux consoles ont pourtant édité des jeux de plateforme en 2D. Il n’y aurait donc seulement qu’une partie de leur répertoire de titres qui serait considérée comme rétros, et une autre comme jeux next-gen? Il est possible de voir les choses comme ça. Mais alors que penser de ces consoles qui se situent à la frontière? Sont elles rétros ou next-gen?

Autre problème si nous prenons en compte cette définition: Que penser des jeux en 2D qui sortent sur Nintendo DS? Peut-on dire que ce sont des jeux rétros? Ou des jeux qui s’inspirent du rétro? Un jeu édité en 2010 ne peut être considéré comme rétro me direz vous… Pourtant Megaman 9 sorti sur la boutique virtuelle de la Wii en 2009 est bien un jeu rétro…et non next-gen.

Autre problème: sur Super Nintendo, le mode 7 permettait de donner une impression de 3D hyper réaliste. En revanche, nous nous accorderons tous sur le fait que la Super Nes publie un catalogue aujourd’hui considéré comme rétro.

La limite de cette définition est donc qu’elle ne s’applique qu’aux jeux. Que dire des consoles qui ont accueillis ces titres? Rétros? Pas rétros? Le Retrogaming s’il peut être défini, doit inclure les consoles et non uniquement les jeux.

B. Un jeu rétro est un jeu qui est sorti sur cartouche.

Autre aspect qui a été souligné par plusieurs membres: Le retrogaming se définit par le support sur lequel est sorti est un jeu, le CD marquant le passage du rétro à la next-gen par la disparition du jeu sur cartouche. Voilà encore un aspect intéressant: en effet aujourd’hui nous ne voyons plus aucun jeu être édité sur cartouche. La Wii, la PS3, ou la Xbox360 qui sont les trois maîtres du marché ne proposent comme support que le CD.

Nous pourrions donc définir un jeu rétro comme un jeu qui serait sorti sur cartouche ou disquette, et le jeu next-gen se définirait par un jeu sorti sur CD.

Mais nous nous retrouvons encore avec le problème des consoles. Lesquelles sont rétros, lesquelles sont next-gen?

La Nintendo 64 serait rétro puisqu’elle fonctionne avec des cartouches, tandis que la Playstation serait une console next-gen, puisqu’elle fonctionne avec des jeux sur CD. Pourtant ces deux consoles appartiennent à la même génération, elles étaient commercialisées exactement en même temps. D’autre part, que penser du mega-cd sorti par Sega en 1991? Ou encore de la Neo Geo Cd sortie en 1994? Et du Philips CDi? Ces consoles seraient next-gen? Ce sont les problèmes qui ont été soulevé par les membres de FR lorsque cette approche a été proposé.

Et je pense aussi véritablement que le caractère rétro d’une console est lié à son époque plus qu’à sa technologie.

C. Le retrogaming: un état d’esprit?

Voilà encore un aspect intéressant qui a été approché. Pourquoi le retrogaming ne serait simplement pas un état d’esprit? C’est d’ailleurs le fil conducteur que suit le manifeste du oldies qui définit le retrogamer et dont on a parlé au début de cet article.

Suivant cette définition, le retrogaming serait donc le fait de s’intéresser aux jeux pour lesquels nous avons développé une part d’affectif du fait que nous y jouions étant gamin. Et ce serait aussi le fait, par extension, de s’intéresser aux jeux du passé qui nous rappellent les jeux de notre enfance, qui fonctionnent autour d’un gameplay simple, de graphismes basiques, et qui nous replongent en enfance.

Cela dit en se basant sur cette approche, difficile de faire une généralité car chacun a un état d’esprit différent, d’autre part nous n’avons pas tous vécu notre enfance à jouer sur les mêmes jeux ou les mêmes consoles. Autre chose qui ne nous permet pas de nous baser uniquement sur cette approche pour définir le retrogaming: de plus en plus de jeunes, issus de la dernière génération de joueurs, s’intéressent aux jeux du passé alors qu’ils sont nés bien après que ceux-ci soient déjà « démodés ». Ils n’y ont jamais joué et pourtant ils veulent « l’avoir dans leur collection ».

Cela nous permet donc de passer au point suivant: Le retrogaming serait la culture du jeu-vidéo.

D. Le retrogaming: culture du jeu vidéo.

Selon cette approche, le retrogaming serait l’Histoire du jeu vidéo, ou la Culture du jeu vidéo. Mais voilà dans le forum dédié au débat sur ce qu’est le retrogaming, sur FR, les membres ont tout de suite répondu à cette approche en pointant du doigt le fait qu’il n’y avait pas une culture du jeu vidéo, mais des cultures; et encore une fois on en revient au fait que chacun aurait la sienne, et donc que nous ne pouvons nous fixer sur une définition établie mais uniquement sur le fait que le retrogaming est une notion non figée et qui se définit différemment selon les personnes.

Mais qui dit culture dit aussi patrimoine. Et qui dit patrimoine dit préservation, sauvegarde. Impossible de parler de préservation du patrimoine vidéoludique en France sans mentionner le travail que fournit la formidable association mo5.com ! Et je passe à la dernière partie de ce dossier: les acteurs du Retrogaming.

E. Citations pertinentes des membres de France Retrogaming:

Selon Groju: Le retrogaming, « c’est des consoles, des manettes, (…) et surtout des CARTOUCHES ! (…) Et précision pour certains, le rétro ça se passe avant la coupe du monde 98 »
Selon Wawan60: Le retrogaming, c’est « tout ce qui se rapporte à une génération passée de consoles utilisant un système devenu obsolète. L’utilisation de cartouches est un exemple concret. Le retro-gaming s’étend des années 1950 ( pong ) jusqu’aux années 1995-2000 avec la fin du support cartouche. »
Selon JNS: « N’oublions pas que le retro’ comme toutes formes de renaissance du passé impose un côté sentimental, un affectif, propre à chacun d’entre nous. Le Retrogaming aurait ainsi des frontières mouvantes. »
Selon Link-Cloud: « Le retrogaming c’est comme l’héro, c’est une drogue dure! »
Selon bps: « Tout dépend de la nostalgie de chacun, je pense que nous avons tous notre propre définition du rétrogaming et c’est pour cela que ce sujet est si vaste et compliqué. Je ne sais plus qui à dit: le retrogaming,le plaisir de jeu est immédiat alors que les jeux actuels sont plus axés sur l’ambiance »
Selon H2O: « Pour moi le retrogaming est très lié à l’affectif et à la nostalgie. Je suis presque certain que les consoles actuelles auraient le même effet que les anciennes sur mon ressenti dans la futur si j’avais 10/12 ans aujourd’hui. »
Selon Monostonelucy: « le retrogaming c’est aussi s’intéresser a des grands crus du jeux vidéos, se passionner et découvrir les jeux/consoles qui ont fait évoluer cet art avec parfois le recul de notre évolution pour pouvoir encore plus les apprécier. »
Selon Ycar25: Le retrogaming « c’est la préservation d’un patrimoine , d’une mémoire et la possibilité de pouvoir replonger dans tous ces univers quand je le peux . c’est aussi la découverte de tout ce que j’ai pu louper étant jeune faute d’argent (…) c’est aussi pour partager mes anciens jeux avec mes enfants ( si j’en ai un jour ) et pouvoir dire: ah , ah tu vois d’mon temps c’était comme ça »
Selon Benjamin: « Se limiter au support pour définir le retrogaming n’est pas pertinent. La N64 et la PSX sont du même « age », pourtant l’une utilise des cartouches et l’autre des CD. C’est pas pour autant que PSX c’est pas retro et N64 c’est retro. »
Selon Kong°: « j’aime à dire qu’il y a autant de définitions que de joueurs« .
Selon Nicolas: « c’est pas de chargement ou tres peu! »

IV. Les acteurs du retrogaming.

A. L’association Mo5.com

Mo5.com, acteur majeur du retrogaming en France, est une association française qui regroupe des centaines de personnes à travers la France et même à travers le monde, et dont, pour vous montrer l’importance de cette association, le dernier membre d’honneur n’est autre que Alkseï Pajitnov, le créateur du jeu TETRIS.

Mo5.com c’est une association qui accumule grâce à ses membres et à ses recherches plus de 10.000 machines et jeux aujourd’hui obsolètes, dans le but de préserver le patrimoine numérique et vidéoludique. A l’origine de l’organisation de nombreux évènements tels que la Retrogame Expo ou le MuseoGames, Mo5.com réunit, collectionne, préserve et fait revivre les jeux du passé, les retrogames. Nous les saluons et les remercions car ils ont largement contribué à faire connaître et à diffuser la pssion du retrogaming.

B. Les éditions Pix’n Love.

Pix’n Love, c’est un mook trimestriel consacré au retrogaming. Le premier qui a su sortir du lot, car d’autres (comme Retrogame-mag) ont essayé avant, mais difficile de toucher un public autant ciblé.

Pix’nLove ce sont des articles passionnants pour le retrogamer, d’une grande pertinence pour le connaisseur, publié sur une édition de qualité (papier glacé, illustré abondamment.)

Nous y retrouvons une équipe de passionnés qui nous parle des jeux qui ont marqué notre enfance, qui réalise des dossiers comprenant des informations inédites, qui interview les Grands de l’Histoire du jeu-vidéo.

N’importe quel retrogamer s’y retrouvera! Déjà 14 numéros publiés, sans parler des Hors-Série qui sont désormais nombreux et tous mythiques (La biographie de Gunpei Yoko, La Bible PC-Engine, L’Histoire de Nintendo… pour n’en citer que quelques-uns)

De plus, je souligne que les prix sont étonnement abordables (9€ le mook et 15 à 19€ les Hors-Série) étant donné la qualité des ouvrages publiés!

C. Abandonware Magazine

Abandonware Magazine est un site qui met à disposition les scans des revues informatiques (et par extension des revues consacrées aux jeux vidéo) sur internet.

Nous ne les présenterons pas mieux qu’ils ne le font eux même:

« Constatant la nostalgie de la vieille informatique, nous avons décidé de créer une bibliothèque numérique consacrée aux anciens magazines informatiques. Nous vous proposerons donc ici de découvrir ou de redécouvrir des numéros complets d’anciens titres informatiques francophones. »

Ce site fait revivre grâce à une poignée de passionnés, des magazines aujourd’hui introuvables.

Vous y retrouverez de nombreux numéros de magazines PC (Canard PC, Info PC, Micro Revue…) de magazines Atari (Atanews, Atari Magazine, L’Atarien…) de magazines Amiga (Amiga Concept, Amiga News, Amiga Dream…) de magazines Amstrad (Am Mag, Amstrad 100%…) d emagazine de consoles (64 Player, Banzzaï, Consoles +…) de magazines Mac (Apple Hebdo, Mak Fan, A vos mac…) et j’en passe!

Une base de données énorme, mise à disposition gratuitement pour tous les internautes! Un travail de Titan se cache derrière ce site à l’apparence très sobre: Chaque page de chaque magazine a dû être scannée une par une… Des milliers d’heures de boulot réparties sur plusieurs années.

D. Les Tests Oldies Rising

Oldiesrising.com est un site en ligne depuis 2007. L’objet de Oldies Rising est de publier des tests des jeux obsolètes, tout supports confondus, et à un rythme défiant les plus assidus: environ 15 à 20 tests sont publiés chaque mois grâce à une équipe productive de rédacteurs passionnés.

Déjà près de 1000 tests de jeux répartis sur une multitude de consoles (Atari ST, Amstrad CPC, Arcade, Vectrex, MSX, PC-Engine, Nes, Megadrive, Nintendo 64…) ont été publié! Les articles sont soumis à un contrôle avant publication et doivent répondre à de nombreuses règles, ce qui permet au site de ne fournir que des tests de qualité, avec screenshots, vidéos, commentaires des membres…

Là encore un sérieux travail est fourni en amont afin de proposer des tests décrivants au mieux tous les aspects d’un jeu (durée de vie, gameplay, bande son, graphismes…)

E. Le Joueur du Grenier.

Acteur très récent dans le monde du retrogaming, mais dont le formidable succès nous impose d’en parler.

Le Joueur du Grenier, c’est un testeur qui a décidé de reprendre le concept américain de AVGN (The Angry Video Game Nerd) qui consiste à tester en vidéo, de façon humoristique les jeux du passé, en faisant ressortir leurs défauts. A la différence de AVGN, il réalise ses tests en français, avec une bonne touche de personnalité.

Ses vidéos ont été visionnées plus de 6 millions de fois sur Youtube en moins d’un an! Le Joueur du Grenier grâce à son buzz contribue à faire connaître le retrogaming auprès des plus jeunes. Son interview est disponible sur France Retrogaming.

Conclusion:

Le retrogaming ne semble pas être un concept que l’on peut enfermer dans une définition, mais plutôt une notion mouvante selon les personnes.

Toutefois nous pouvons nous accorder sur le fait que le retrogaming, c’est une passion qui réunit de plus en plus de monde, et autour de laquelle un commerce se développe. On en parle de plus en plus. Récemment encore, sur France 2, un reportage (vous devez être connecté sur facebook pour accéder au lien) y était consacré, les journalistes s’étaient alors rendus chez notre ami Régis du Retrogame Shop à Paris, et chez qui nous avions nous mêmes réalisés un reportage il y a de ça 2 ans maintenant!

Nous avons donc vu que de nombreuses définitions se trouvent sur internet, mais nous avons aussi pu voir qu’elles reprennent toutes des éléments différents, parfois complémentaires, parfois contradictoires.

Sur France Retrogaming, le débat entre les membres n’a pas été simple, et aucune définition stricte n’a été établie, des opinions différentes se sont simplement confrontées.

Le retrogaming, c’est donc tout un monde, avec ses acteurs, ses passionnés, ses commerçants, ses associations, ses évènements et expositions, ses bons et ses mauvais cotés, sa ou plutôt ses cultures, son patrimoine… et ses définitions.

Le retrogaming, c’est un plaisir qui se vit seul, ou à plusieurs, c’est un phénomène qui dispose de ses émissions de télé (Nolife ou encore Retrogame One présenté par le fameux Marcus) de ses magazines, de ses sites web, de sa communauté…

(Source france.retrogaming)

 
 
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